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La somme des expériences de ces hommes et femmes ayant, un temps de leur vie, servi les armes de leur pays se retrouve dans les articles et dossiers de ce site.

Totalement indépendant des organisations institutionnelles, missionreconversion.fr ne revendique aucune appartenance politique ou syndicale et ses contributeurs, issus de toutes les strates de la société militaire, peuvent transmettre dossiers, articles, expériences et points de vue.

Les pages de ce site sont également ouvertes à tous les organismes visant à faciliter la reconversion d’anciens militaires.

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Réinventer l’armée ?

Réinventer l'armée?

DEFENSE - François Hollande a, semble-t-il, écarté les scénarios les plus radicaux de réduction du budget de la défense qui prévoyaient de passer de 32 Md € en 2013 à 28 Md € en 2015 (scenario "z"). Il promet de préserver le budget des armées dans les années qui viennent. Mais le déclin économique de la France rend peu probable un tel effort de défense (1,5 % du PIB). Dès lors, soyons innovants. Posons la question de notre modèle d’armée. Réfléchissons, sans tabou, aux deux volets majeurs de notre politique militaire : les hommes qui l’animent, les armes qui les défendent.

Ce billet e été co-écrit avec Amaury de Barbeyrac, haut fonctionnaire et ancien officier

Les armes d’abord. Depuis les années 1960, la France vit sur une logique d’arsenal : elle produit les armes qui équipent ses militaires. L’Etat français achète aujourd’hui 97% des fournitures des armées aux industriels français. Il faut changer ce système qui ne permet pas toujours d’acheter le meilleur matériel au meilleur prix. L’exemple le plus frappant est celui des drones, dont l’armée française a un besoin criant et qui, pour être aujourd’hui directement utilisables sur le champ de bataille, doivent être achetés à l’étranger, sur étagère.

Il faut aussi restructurer l’industrie de défense pour avoir moins de fournisseurs, plus performants. La France a actuellement huit groupes de défense dont l’Etat est à la fois le principal client et le principal actionnaire. Il cherche donc, à la fois, un fort bénéfice en tant qu’actionnaire...et des prix bas en tant que client ! Une situation schizophrène qui devrait le pousser à sortir du capital de ces entreprises qui pourront ensuite, à leur grès, se regrouper. Le Royaume-Uni, avec BAE, ou l’Italie, avec Finmeccanica, ont un seul groupe de défense de taille mondiale.

Les hommes ensuite. "Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre" disait le général de Lassale (mort à Wagram... à 33 ans). Une armée efficace et moderne est une armée jeune, professionnelle mais pas nécessairement une armée de carrière. Or, la France compte aujourd’hui plus de 500 généraux, 3.000 colonels, 5.000 lieutenant colonels, presqu’autant qu’en 1975 avec une armée trois fois moins nombreuse.

Du coup, c’est le principe du statut de "militaire de carrière" qu’il faut revoir. Outre-Manche et Outre-Atlantique, les armées, qui se sont professionnalisées bien avant l’armée française, ont choisi une gestion contractuelle pour maintenir des effectifs jeunes et performants.

Sélectionnés sur un diplôme civil niveau master, les futurs officiers reçoivent une formation militaire intensive (deux ans) puis signent un contrat à durée déterminée, entre dix et quinze ans en moyenne. Au terme, en fonction des besoins des armées, certains deviennent officiers supérieurs quand les autres valorisent leur passage à l’armée dans le monde civil.

Une refonte de notre politique industrielle de défense et du statut militaire : voilà une belle ambition. Cela suppose de vaincre bien des corporatismes. Mais n’est-ce pas cela, le "rêve français" ?

Guillaume Lagane

Haut fonctionnaire et maître de conférences à Sciences Po, contributeur d’EuropaNova

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