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MISSION RECONVERSION

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Ce site est le résultat d’une initiative privée d’anciens militaires reconvertis ou en instance de reconversion apportant un éclairage éprouvé en situation réelle de recherche d’emploi.

La somme des expériences de ces hommes et femmes ayant, un temps de leur vie, servi les armes de leur pays se retrouve dans les articles et dossiers de ce site.

Totalement indépendant des organisations institutionnelles, missionreconversion.fr ne revendique aucune appartenance politique ou syndicale et ses contributeurs, issus de toutes les strates de la société militaire, peuvent transmettre dossiers, articles, expériences et points de vue.

Les pages de ce site sont également ouvertes à tous les organismes visant à faciliter la reconversion d’anciens militaires.

Missionreconversion.fr est ouvert à toutes les idées et initiatives visant à rendre la reconversion la plus réussie possible, du maître chien à l’ingénieur, du fantassin au chef d’EM, dans un esprit de coopération et de recherche d’efficacité maximum.

Missionreconversion.fr est un opérateur du secteur parmi d’autres. Il propose une grande souplesse d’utilisation. Il est ouvert à tous ceux qui souhaitent apporter leur concours - tant de façon occasionnelle que récurrente.

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Exclusif : "suite du témoignage de ma reconversion" par Murielle B

Exclusif :

Aujourd’hui, je vous livre la suite du témoignage de ma reconversion que vous avez découvert récemment sur le site de Mission Reconversion. Si une reconversion a des effets immédiats, elle a aussi des effets à plus long terme, voire inattendus. C’est ce que je vous propose de découvrir.

Voir le premier chapitre de mon témoignage...

Début septembre 2011, après deux années de présence dans la collectivité territoriale qui m’emploie, je prépare mon départ vers la Guyane et sa ville « capitale » Cayenne. La Guyane m’est totalement inconnue, par contre, l’envie de vivre outre-mer et sur le sol sud-américain pour prendre du recul est omniprésent. Je sais que c’est ce qu’il me faut à cet instant de ma vie.

Les préparatifs ne sont pas aisés. Mon futur employeur tarde à m’envoyer mon contrat, tant et si bien, que je ne suis plus dans les temps pour déménager. En tant que militaire, je ne me suis jamais posée la question de déménager ou pas. Cette fois-ci, je pars à vide. C’est une première. Je décide de vendre quelques meubles sur internet. Je fais des heureux. Je garde les objets qui me tiennent le plus à cœur, les emballe dans 8 cartons et les envoie par la Poste. Le reste, je décide de le donner à Emmaüs. Deux allers-retours en voiture sont nécessaires. Je me sens bien à l’idée que ces objets vont avoir une seconde vie.

L’heure du départ approche. Toutes les personnes qui le savent ne comprennent pas comment je peux partir seule et avec une valise en Guyane. Je semble être une extra-terrestre à leurs yeux. Finalement, j’organise mon pot de départ et le lendemain, 10 septembre 2011, je suis dans l’avion. Je débarque à l’aéroport de Cayenne le 11 septembre au petit matin. Je ne me doute pas de ce que me réserve mon séjour en Guyane.

Tout d’abord, ma prise de poste à l’Agence de Service et de Paiement, organisme de la Fonction Publique d’Etat, en tant que technicienne du foncier agricole guyanais se passe bien. J’assure aussi le poste de responsable informatique. Mon but est de trouver mes marques entre ces deux postes. D’un côté l’informatique, c’est mon domaine de spécialité, je ne m’attarde pas longtemps dessus. J’ai l’habitude. Puis le foncier guyanais. Là, j’ai tout à apprendre, c’est donc dans ce domaine que je concentre mes efforts d’apprentissage. J’ai hâte d’aller sur le terrain pour apprendre à faire des mesures de parcelles avec un GPS professionnel.

Le changement d’environnement radical que me propose la Guyane ainsi qu’un travail hors spécialité couplé à un poste dans ma spécialité, me challengent positivement. Le changement est bénéfique. Le changement, c’est le mouvement et le mouvement, c’est la vie. J’apprécie la situation car tout est nouveau ou presque et j’apprends. Ma reconversion a été bénéfique et l’excursion hors spécialité qui suit l’est tout autant. Je ne me pose pas de questions. J’apprécie le mouvement engendré par le changement.

Une fois opérationnelle sur le terrain, je pars sur des missions d’une semaine à Apatou, Mana ou St-Laurent du Maroni. J’y découvre la dimension humaine de mon poste en étant au contact des demandeurs de foncier agricole. De nombreuses ethnies sont représentées : H’mongs, Bushinengués, Antillais, Brésiliens, Surinamais, Amérindiens et Métropolitains. Les rencontres sont enrichissantes et décalées. Le terrain est difficile : chaleur permanente et humidité. Les parcelles sont parfois difficilement accessibles. Le coupe-coupe est de mise, voire la réalisation de layons dans la forêt par les locaux avant mon arrivée. La soif est au rendez-vous aussi, au point de ne pas pouvoir l’étancher. Expérience étonnante et quelque peu désagréable, je l’avoue.

Si l’expérience Guyane est enrichissante pour moi professionnellement, elle va prendre une tout autre dimension humainement. En effet, aussi loin que je remonte dans mon enfance, je suis une personne active. J’étais surnommée le « feu follet » ou « l’abeille » tout au long de ma carrière militaire. En Guyane, outre les journées passées sur le terrain, je suis très active. Je passe mon permis moto, je prends des cours de vol en ULM, je joue au squash, je nage en piscine et je pratique le footing. Le tout à un rythme effréné. Sauf que je vais trouver mon maître en Guyane. En la personne du climat équatorial. Si vous regardez une mappemonde ou un globe terrestre, vous remarquerez que la Guyane se situe très près de l’équateur. Son climat est de type équatorial. Il fait chaud en permanence et le taux d’humidité est élevé. Pour les sportifs, la récupération n’est pas la même qu’en climat tempéré. C’est ainsi que pendant un peu plus d’un an, je vais épuiser mon corps, petit à petit et sûrement. Je ne lui laisse pas le temps de récupérer entre mes différentes activités.

Finalement, un jour, alors que je suis prête à aller courir, mon corps me dit STOP. Pas question d’y aller, la limite longue est atteinte et je ne peux faire qu’une seule chose : m’allonger par terre sur ma paillasse de plage, à-même le sol de mon appartement. Ce qui m’arrive est incroyable. C’est une première. J’ai 41 ans et je m’allonge sur le sol parce que je ne peux pas faire autrement. La vie ne vient pas de me mettre un genou à terre, ni même deux. Non, elle vient de m’allonger par terre. Plus bas, je ne peux pas.

Le contact avec le sol via la paillasse très fine, n’est pas des plus agréables. J’ai l’impression d’être posée sur des pointes. Moins de cinq minutes plus tard, toute étonnée, je m’exclame intérieurement « Je suis relaxée ! ». Relaxée. C’est la première fois que j’utilise ce mot pour me décrire. Je découvre qu’en moins de 5 minutes, je passe de l’une des pires situations de ma vie à « je suis relaxée ». Le contact avec le sol est tout autre. Je suis bien à plat et je semble comme enfoncée dans le sol. Je viens d’avoir accès à la relaxation qui ne m’avait pas effleuré l’esprit de toute une vie. Cette révélation est une prise de conscience, celle de mon bien-être.

Cette prise de conscience va déclencher mon évolution. Mon bien-être m’interpelle. Je sens que je viens de faire une découverte qui va changer ma vie. En fait, je vais débuter mon développement personnel. Ma porte d’entrée est la relaxation. Je vais lire sur le sujet, me renseigner, apprendre et tester. Puis d’autres portes s’ouvrent. La méditation, la pensée positive, la sophrologie, la loi de l’attraction, l’instant présent, la réussite, l’abondance, la pensée positive, la psychologie positive. Je vais outre la lecture et l’écoute d’audio, commencer à me former auprès d’organismes et de personnes compétentes. En développement personnel, je suis une formation à distance qui me permet d’aborder une quinzaine de matières pendant 8 mois et je me forme auprès d’un sophrologue sportif. J’ai aussi une boulimie de lecture. Je lis plus de 70 livres. C’est nourrissant et enrichissant. Je prends conscience de l’importance du moment présent et d’être en conscience de ce que je vis et fais.

En Guyane, les bénéfices de mes apprentissages commencent à se faire sentir dans ma vie professionnelle. J’apprends à mieux me gérer dans le temps grâce au livre de François Delivré « Question de temps ». Je me libère du manque d’organisation dont tant de personnes souffrent en milieu professionnel. J’apprends à faire une chose à la fois, à la faire au mieux et à lui porter toute mon attention. C’est libérateur pour soi et pour les autres.

En quittant la Guyane fin août 2014, j’ai une crainte. Celle que mon développement personnel soit stoppé par mon retour en métropole. Il n’en est rien, bien au contraire. Je progresse chaque jour et chaque jour, je vis mon bien-être. Je m’intéresse actuellement au potentiel humain et à sa libération, à l’excellence, à l’esprit d’entreprendre et au passage à l’action. C’est mon parcours depuis ce jour où la vie m’a allongée par terre qui fait qu’aujourd’hui, je témoigne sur le site de Mission Reconversion.

Pour conclure, les effets de ma reconversion débutée en octobre 2008 continuent à se faire sentir et à me faire progresser chaque jour. J’ai saisi l’opportunité de la reconversion, je suis montée dans le train quand il était là et le voyage est enrichissant. Il se poursuit car mon potentiel humain reste à libérer. J’y travaille chaque jour avec un objectif, mon bien-être et celui des autres.

Vous pouvez me retrouver sur mon blog « Full Power Potentiel, bien-être et fluidité pour libérer votre potentiel ». J’y propose une publication hebdomadaire depuis le 14 février dernier : www.fullpowerpotentiel.fr

et ma chaîne Youtube :

https://www.youtube.com/channel/UCQ...

Je poste deux vidéos par semaine pour vous faire découvrir l’un des nombreux aspects du développement personnel qui constituent autant de portes d’entrée dans ce monde meveilleux.

Je suis en cours de certification coach professionnel à l’Institut de Coaching International de Genève. Si vous souhaitez être accompagné(e) dans le cadre de votre reconversion ou pour tout autre problématique privée ou professionnelle, prenez contact avec moi :

  • Par mail : murielle.bocquin@hotmail.fr
  • Par téléphone : 06 66 zéro un 85 17 (de préférence soir et week-end)

Je prendrais contact avec vous le plus rapidement possible.

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