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Reconversion : droits et dispositifs d’accompagnement (France)

MISSION RECONVERSION

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Ce site est le résultat d’une initiative privée d’anciens militaires reconvertis ou en instance de reconversion apportant un éclairage éprouvé en situation réelle de recherche d’emploi.

La somme des expériences de ces hommes et femmes ayant, un temps de leur vie, servi les armes de leur pays se retrouve dans les articles et dossiers de ce site.

Totalement indépendant des organisations institutionnelles, missionreconversion.fr ne revendique aucune appartenance politique ou syndicale et ses contributeurs, issus de toutes les strates de la société militaire, peuvent transmettre dossiers, articles, expériences et points de vue.

Les pages de ce site sont également ouvertes à tous les organismes visant à faciliter la reconversion d’anciens militaires.

Missionreconversion.fr est ouvert à toutes les idées et initiatives visant à rendre la reconversion la plus réussie possible, du maître chien à l’ingénieur, du fantassin au chef d’EM, dans un esprit de coopération et de recherche d’efficacité maximum.

Missionreconversion.fr est un opérateur du secteur parmi d’autres. Il propose une grande souplesse d’utilisation. Il est ouvert à tous ceux qui souhaitent apporter leur concours - tant de façon occasionnelle que récurrente.

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La reconversion des militaires

La reconversion des militaires

Les spécificités et les contraintes du métier des armes amènent de nombreux militaires à quitter l’institution à un âge où ils souhaitent poursuivre une activité professionnelle.

Pour accompagner et faciliter ce retour à la vie civile, le ministère de la défense a mis en place un important dispositif de reconversion qui participe à la fidélisation des personnels et à l’attractivité des carrières.

Quelle organisation pour la fonction Reconversion ?

Au titre de leur statut, tous les militaires ont la possibilité de bénéficier d’une orientation professionnelle qui doit leur permettre de déterminer leur futur métier, compte tenu de leurs compétences et des possibilités d’accès à l’emploi dans l’activité considérée.

S’ils ont effectué plus de quatre années de service, ils peuvent bénéficier, en outre, de congés de reconversion pendant lesquels ils seront disponibles pour recevoir une formation professionnelle ou être accompagnés vers l’emploi.

Les militaires ont donc la possibilité, avant leur départ des armées, de se préparer à leur futur métier puis, au moment de leur départ, de bénéficier d’une aide appropriée pour rechercher un emploi correspondant à leurs compétences.

La direction des ressources humaines du ministère de la défense comporte une sous-direction, la sous-direction du reclassement et de l’accompagnement professionnel, chargée de la définition de la politique générale de la reconversion, ainsi que de l’organisation et du financement des prestations d’orientation, de formation professionnelle et d’accompagnement vers l’emploi.

Le parcours de la reconversion

S’adressant principalement aux militaires disposant d’au moins 4 ans de services au moment de leur départ, le parcours de reconversion comprend une phase de construction du projet personnel et – après agrément – une phase de réalisation de ce dernier. Aides financières, accompagnement, formations : diverses prestations deviennent alors accessibles, à la seule condition de prendre contact suffisamment tôt - jusqu’à deux ans avant la date du départ - avec son accompagnateur reconversion.

Pouvoir anticiper sa reconversion est autant une chance qu’un gage de réussite, et ce, quel que soit le mode de départ envisagé (terme du contrat ou fin de carrière). Chargé d’informer, de guider et de conseiller, l’accompagnateur reconversion sera tout au long de cette démarche un allié incontournable du candidat à la reconversion. La première décision à prendre est donc de le contacter à temps. Tous les acteurs – ainsi que les bénéficiaires – de la reconversion s’accordent à le dire : l’essentiel est de s’y prendre tôt. Il faut compter de 24 à 18 mois avant la date prévue de départ. Ce délai, essentiel, permet d’avoir le temps de l’analyse, de la réflexion, mais aussi de la formation. Le parcours de la reconversion

Construire son projet

La phase d’orientation marque le début de la démarche active du militaire dans la conduite de sa reconversion. Elle permet, après élaboration d’un bilan personnel et professionnel, de définir et de construire un projet professionnel réaliste au regard des compétences à détenir et, réalisable au regard de l’environnement socio-économique du bassin d’emploi choisi. L’accompagnateur reconversion joue dans cette phase un rôle essentiel. En fonction de l’état de mûrissement du projet personnel du candidat à la reconversion, il dirigera ce dernier vers la prestation la plus adaptée. Une prestation qui, selon le cas, pourra être collective ou individuelle.

1 - Les sessions collectives

  • La session bilan orientation (SBO) : elle est destinée aux sous-officiers et militaires du rang, et se déroule sur 5 jours. Animée par un prestataire civil, elle est organisée au sein des centres interarmées de reconversion (CIR). A l’issue, une fiche présentant les hypothèses de projets professionnels est jointe au dossier de demande d’aide à la reconversion.
  • La session orientation des hauts niveaux (SOHN) : cette prestation est destinée à des officiers supérieurs occupant des responsabilités importantes et désirant se reconvertir dans des emplois en adéquation avec les fonctions tenues au sein de l’institution. Elle est organisée dans les locaux d’un cabinet prestataire et dure 6 jours répartis sur une période de plusieurs semaines.
  • La session orientation pour jeunes militaires (SOJM) : elle est destinée aux militaires de moins de 4 ans de services quittant l’institution dans l’urgence. Organisée par les CIR sur une durée de 4 jours, elle se déroule au sein du 16e groupe d’artillerie de Rennes, de la base aérienne de Metz et du centre d’instruction naval de Saint-Mandrier.

2 - Les sessions individuelles

  • Entretien bilan orientation (EBO) : cet entretien a pour objet de confirmer le projet professionnel. L’EBO est lié à un projet de reconversion déjà mûrement réfléchi et clairement établi. Il repose sur la présentation du candidat et celle de son projet professionnel. Il comprend un bilan personnel, une analyse des acquis professionnels, une validation du projet et prépare les étapes suivantes du parcours de reconversion.
  • Bilan individuel de compétences (BIC) : cette prestation a pour objet d’identifier compétences et savoir-faire sur lesquels le candidat peut utilement construire son projet. Il s’agit d’un outil complémentaire pouvant, soit venir en soutien des actions conduites lors de prestations telles que les EBO, SBO ou SBP, soit en approfondir les conclusions. D’une durée de 3 demi-journées, le BIC est dispensé par un cabinet civil.

Itinéraire vers l’emploi

Une fois que son projet professionnel est établi, le candidat doit le valider – en liaison avec l’accompagnateur reconversion – en le confrontant aux réalités du marché de l’emploi du secteur professionnel et de la zone géographique d’installation. Il doit aussi se familiariser avec l’environnement du monde du travail en rencontrant les professionnels du métier choisi ou en se mettant en relation avec les chambres de commerce et d’industrie (CCI), qui connaissent parfaitement l’économie locale. En outre, la construction – ou l’activation – d’un réseau de connaissances (anciens militaires, amis, famille), permet d’obtenir des avis complémentaires. La phase de validation du projet professionnel est donc une démarche personnelle. A l’issue, le dossier de reconversion peut être constitué afin d’être soumis à l’autorité militaire d’appartenance, pour agrément.

L’agrément définit la durée du congé de reconversion qui sera pris en charge financièrement par le ministère. Ce congé peut aller jusqu’à six mois pendant lesquels le militaire est en position d’activité. Il peut être suivi d’un congé complémentaire de six mois au plus au cours duquel, cette fois, le bénéficiaire sera en position de non activité. Par ailleurs, l’agrément détermine également les aides à la reconversion qui seront accordées. Ainsi, lorsque les compétences du candidat à la reconversion sont directement transposables dans le secteur civil, les prestations offertes viseront l’accompagnement direct vers l’emploi. Dans le cas contraire, elles seront consacrées à la réalisation d’une formation professionnelle.

1 - L’accompagnement direct vers l’emploi

  • Session de techniques de recherche d’emploi (STRE) : il s’agit d’une prestation collective destinée à familiariser le militaire avec le processus de recherche d’emploi (curriculum vitae, lettre de motivation, analyse du marché du travail, réponse à une offre d’emploi, décryptage d’une annonce, préparation à un entretien d’embauche). Elle se déroule sur une durée de 3 jours, au sein des CIR ou de l’ARCO et est animée par un cabinet civil ou un consultant interne.
  • Session d’accompagnement vers l’entreprise (SAE) : il s’agit d’une prestation collective conduite par un consultant au sein des CIR de Paris, Bordeaux, Marseille pour les officiers et Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Paris, Toulouse et Rennes pour les sous-officiers et les militaires du rang. Il s’agit d’une prestation très complète comprenant 4 semaines de formation intensive sur l’entreprise, le marché du travail et les techniques de recherche d’emploi, suivies d’un accompagnement du candidat à la reconversion au cours de réunions bimensuelles dans sa démarche de recherche d’emploi.
  • Période d’adaptation en entreprise (PAE) : il s’agit de faciliter l’obtention d’un contrat de travail. Au travers d’une convention, le candidat à la reconversion, bien que travaillant dans l’entreprise, est placé en congé de reconversion de 6 mois au plus, et est de ce fait rémunéré par le ministère. En contrepartie, le chef d’entreprise doit se prononcer sur sa décision d’embauche sous 3 mois. Ce dispositif permet donc à une entreprise de retenir une candidature, même si le poste n’est libéré que plusieurs mois après.
  • Parcours individualisé du créateur ou repreneur d’entreprise (PIC) : il a pour objet de conseiller et d’accompagner les candidats à la reconversion porteurs d’un projet de création ou de reprise d’une entreprise. Conduite par le CIR de la région de repli du militaire, le candidat est orienté vers un partenaire chargé de l’accompagner dans son projet. Une convention tripartite est alors signée entre le CIR, le partenaire retenu, et le créateur d’entreprise.

2- Une formation professionnelle

Lorsque le militaire – qui a élaboré un projet professionnel validé par le commandement et la chaîne de reconversion – ne dispose pas de compétences transférables directement dans le civil, il n’est pas possible d’engager d’emblée une démarche d’accompagnement direct vers l’emploi. L’objectif est alors de lui assurer une formation professionnelle lui permettant de combler l’écart entre son savoir-faire et les métiers civils auxquels il peut prétendre.

  • Les stages de formation : différents organismes participent à la formation des candidats à la reconversion. Ces derniers sont, notamment, des organismes sous convention avec le ministère de la défense comme :
  • l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) qui propose des formations au sein de ses 140 établissements et au Centre militaire de formation professionnelle de Fontenay-le-Comte (CMFP). Dans ce cadre, les formations sont gratuites pour les militaires entre 4 et 15 ans de service acceptant de suivre leur formation au CMFP.
  • l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) qui offre, au sein de ses 9 établissements, des formations gratuites pour les militaires ayant de 4 à 15 ans de services effectifs.

En outre, pour les formations qui ne sont pas dispensées par les organismes cités ci-dessus, il peut être fait appel à des organismes sous marché, notamment pour des métiers en demande tels que les transports, la sécurité des biens et des personnes, la sécurité incendie ou la conduite d’engins de chantier.

Enfin, certaines formations plus spécifiques, comme le CAP petite enfance, le diplôme d’aide-soignant, ou des formations d’ouvrier du paysage, de moniteur de sport, de plombier sont accessibles sous certaines conditions dans des organismes certifiés hors marché.

  • Période de formation gratuite en entreprise (PFGE) : la PFGE a pour objectif de permettre à son bénéficiaire d’acquérir une formation professionnelle au sein de l’entreprise de son choix. Le militaire est alors placé en congé de reconversion pour 6 mois au plus, et une convention est établie avec l’entreprise concernée qui, pour sa part, désigne un tuteur. Attention, le chef d’entreprise ne s’engage en rien à embaucher le stagiaire.
  • Validation des acquis de l’expérience (VAE) : il s’agit de permettre à une personne de faire valider trois années minimum d’expérience acquise dans le milieu professionnel (ou bénévole) afin d’obtenir un diplôme ou de rejoindre un cursus de formation. A l’issue de l’examen du dossier (parfois associé à une mise en situation ou à la présentation d’un mémoire), un jury choisit d’accorder tout ou partie du diplôme et définit, dans ce dernier cas, les connaissances qui devront faire l’objet d’un contrôle complémentaire. La VAE est une démarche individuelle qui doit être engagée avant la date de radiation des contrôles ou de mise en position de non activité. Le remboursement prévu porte sur les frais d’inscription, les frais d’étude du dossier et l’accompagnement, à concurrence de 1 500 €.
  • Cycles d’enseignement : le candidat à la reconversion peut suivre à ses frais un cycle d’enseignement lui permettant d’acquérir un titre ou un diplôme. La formation doit avoir commencé avant la date de radiation des cadres ou de mise en position de non activité. Le remboursement maximum est fixé à 1 500 € (frais d’inscription et coûts pédagogiques).

Les militaires qui ont moins de 4 ans de services effectifs ont la possibilité de suivre, à leurs frais, un enseignement par correspondance afin d’obtenir une certification auprès de l’AFPA, du Centre national d’enseignement à distance (CNED), du Centre national de promotion rurale (CNPR), du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et de l’Institut national des techniques économiques et comptables (INTEC). Ils peuvent alors bénéficier d’un remboursement dont le plafond est fixé à 600 €.

Article communiqué par le Ministère de la Défense, extrait du BUS N°73 (Avril 2008)

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