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MISSION RECONVERSION

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Ce site est le résultat d’une initiative privée d’anciens militaires reconvertis ou en instance de reconversion apportant un éclairage éprouvé en situation réelle de recherche d’emploi.

La somme des expériences de ces hommes et femmes ayant, un temps de leur vie, servi les armes de leur pays se retrouve dans les articles et dossiers de ce site.

Totalement indépendant des organisations institutionnelles, missionreconversion.fr ne revendique aucune appartenance politique ou syndicale et ses contributeurs, issus de toutes les strates de la société militaire, peuvent transmettre dossiers, articles, expériences et points de vue.

Les pages de ce site sont également ouvertes à tous les organismes visant à faciliter la reconversion d’anciens militaires.

Missionreconversion.fr est ouvert à toutes les idées et initiatives visant à rendre la reconversion la plus réussie possible, du maître chien à l’ingénieur, du fantassin au chef d’EM, dans un esprit de coopération et de recherche d’efficacité maximum.

Missionreconversion.fr est un opérateur du secteur parmi d’autres. Il propose une grande souplesse d’utilisation. Il est ouvert à tous ceux qui souhaitent apporter leur concours - tant de façon occasionnelle que récurrente.

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Militaires en reconversion : mise en valeur de nos atouts

Militaires en reconversion : mise en valeur de nos atouts

Nous allons être nombreux à quitter l’institution, du fait de la réduction des effectifs mais aussi parce que les carrières seront de plus en plus courtes. Mais savons-nous mettre nos atouts en valeur ?

Fini le temps de papa où la reconversion était automatique. Aujourd’hui, hormis certains secteurs spécifiques comme la logistique et la sécurité, les CV des militaires de tous grades, s’ils entrent en compétition avec ceux des civils, ne sont plus propulsés sur le dessus de la pile en vertu des qualités intrinsèques pourtant reconnues aux militaires. Ceci vaut particulièrement pour les militaires du rang qui se seront vu refuser un prolongement d’engagement voire proposer la porte de sortie du fait d’inaptitudes au métier, devenu de plus en plus exigeant alors que l’armée, de terre notamment, peine à recruter et lorsqu’elle le peut, sur des critères qualitatifs en baisse.

Notre image est plutôt positive dans la société, mais elle ne nous accorde pas de bonus particulier - juste un traitement bienveillant

La stratégie de recherche d’emploi obéit aux mêmes règles que les engagements en opération : repérage, ciblage et action. La différence avec ce que nous avons connu c’est précisément ce que nous ne connaissons pas : le monde de l’entreprise. Monde que nous souhaitons intégrer mais sans savoir ce que nous voulons vraiment et valons, dans une culture qui nous est totalement étrangère.

L’idéal serait de nous y préparer quelques mois à l’avance avec les conseils de réseaux d’anciens et armés d’une solide préparation psychologique.

L’âge du départ est un facteur déterminant. Le monde « extérieur » est particulièrement cruel pour les séniors. En France, un politique de 55 ans est encore un jeune loup, les autres, tous les autres, sont des « séniors », avec toute la charge péjorative attribuée à leur millésime de naissance, et cela commence dès 45 ans ! Ce facteur est à prendre en compte, il est loin d’être neutre, alors si nous voulons vraiment faire une seconde carrière, visons une sortie de l’institution avant nos 45 ans et préparons la le jour de notre 43 ième anniversaire !

Si nous avons des qualités, nous avons aussi des handicaps.

Ne les ignorons pas afin de mieux les appréhender, les combattre et, surtout les surmonter.

Il convient aussi de les accepter.

Nous évoluons dans un monde où tout est pensé pour nous, nos carrières sont prises en charges avec un certain maternage, vision étrangère à l’entreprise. Nous ignorons les notions financières, l’entreprise en vit. Nous pratiquons le commandement, persuadés de pratiquer le management et nous découvrons que l’esprit de corps n’est pas compatible avec l’individualisme. Nous découvrons ce « nouveau monde » et ses règles parfois déroutantes.

  • Ces handicaps sont rapidement comblés à condition de prévoir des formations pour mieux franchir l’espace qui nous sépare de nos futures activités professionnelles, nécessitant souvent remises à niveaux et acquisitions de connaissances nouvelles et complémentaires et, important de chez important, accepter d’en payer le prix en euros, chose qui nous est étrangère, trop habitués à la gratuité des choses. Condition absolue pour être en phase : le fossé culturel se comblera et le nouveau monde professionnel s’ouvrira avec ses codes et ses exigences.
  • Il faut aussi bien intégrer l’idée que nous ne sommes pas supérieurs aux autres et encore moins inférieurs, deux complexes à détruire.

Si nous avons des handicaps, nous avons surtout des atouts

  • Nos qualités morales, toujours citées en tête : honnêteté, rigueur, fiabilité, conscience professionnelle, sécurité.
  • Flexibilité, disponibilité, adaptabilité. Nous savons rendre compte.
  • Capacité à convaincre, maîtrise d’un langage propre à l’action, à la pédagogie et à la vente.
  • Sens de l’organisation : vision globale de la mission.
  • Sens du commandement.
  • Qualité de nos formations initiales et de la formation permanente assurée par l’armée.

Mais…

  • Nous avons beaucoup de mal à nous intégrer dans une organisation non hiérarchique.
  • Rigidité intellectuelle et manque de souplesse dans nos analyses.
  • Nous méconnaissons le langage et les règles du jeu de l’entreprise.
  • Nous donnons l’impression de ne pas savoir communiquer.
  • Nous nous vendons mal.
  • Nous préférons la rigidité à l’humour et à la rondeur.
  • Nous sommes « hexagonaux » et ne parlons en général que peu de langues étrangères.
  • Nous raisonnons en termes de plan de carrière.
  • Nous sommes peu motivés par l’argent.
  • Nous avons un complexe de supériorité quant à nos qualités intellectuelles et morales et d’infériorité quant à notre bagage technique.

Militaires, quelle carrière après avoir servi la France ?

Le ministère de la Défense propose un service d’accompagnement spécifique pour aider les militaires et leur famille à prendre un nouveau départ dans la vie civile...

Militaire, un métier comme les autres ? Pas tout à fait. Depuis leur professionnalisation, les armées font partie des rares employeurs à promettre une aide à la reconversion comme argument majeur de recrutement. « Pour répondre à un objectif de performance opérationnelle, le personnel militaire est jeune et poursuit des carrières courtes au sein des armées.Le retour à l’emploi civil est donc un élément indissociable du parcours professionnel des militaires et cette politique participe pleinement à l’attractivité des armées » explique le lieutenant Eric Dardillac

Dès 2009, la direction des ressources humaines du ministère de la Défense a donc décidé de fusionner ses différents services de reconversion au sein d’une structure unique d’accompagnement baptisée Défense Mobilité. Environ 800 agents participent ainsi chaque année au retour à la vie civile de plus de 17.000 militaires.

Parmi eux, 20% seulement optent pour la fonction publique qui leur propose pourtant des facilités de reclassement. « Pour des personnes qui ont servi leur pays pendant des années, la fonction publique est en adéquation avec leur fibre du service public, mais elle permet aussi de leur garantir un emploi durable ou de rejoindre enfin leur région d’origine après des années de mutations géographiques qui ont pu peser sur leur vie familiale », détaille Adeline Thiebaux, chargée des relations secteur public.

Des « savoir-faire » plus ou moins transposables

Une large majorité choisit toutefois de rejoindre le privé. La valorisation des « savoir-être » militaires est alors essentielle : « Ce que les entreprises apprécient avant tout chez les anciens militaires, ce sont leur ponctualité, leur discipline ou leur capacité à diriger des équipes », confirme Gilles Poullelaouen, chargé des relations entreprises à Rennes (Ille-et-Vilaine). Mais le point crucial reste avant tout de travailler les « savoir-faire » qui eux ne sont pas toujours facilement transposables dans la vie civile : « Un officier marinier qui a servi à bord d’un sous-marin nucléaire pourra par exemple se reconvertir comme technicien supérieur atomicien, mais un fantassin qui a piloté un engin de transport de troupe devra suivre des formations ou obtenir des équivalences, notamment à travers la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience », souligne le lieutenant Eric Dardillac.

Pour ce faire, le ministère de la Défense dispose de son propre centre de formation, proposant 520 solutions différentes dans 7 secteurs professionnels, de carreleur à agent d’accueil touristique en passant par assistant de vie aux familles.

En 2011, 4.000 militaires ont ainsi été formés. Au final, le secteur du transport/logistique représente 30% de ces reconversions, loin devant l’installation maintenance (15%) et les services aux personnes et collectivités (dont la sécurité) (13%). Avec un taux de réussite affiché de 75% de reclassement pérenne au bout de six mois.

Source 20minutes.fr


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