Il en existera toujours et leurs questions pièges continueront de faire des victimes.

Une des questions favorites de ces recruteurs est : « Parlez-moi de vous ». La question n’est pas un piège mais peut rendre mal à l’aise ; Que répondre à cette question somme toute banale mais qui peut vous engager – pour votre perte – sur un discours autobiographique fleuve ? La réponse peut être une question : « Quel aspect de ma personnalité vous intéresse le plus, de prime abords ? » Et vous aurez un fil conducteur qui vous permettra des réponses courtes dans un cadre défini. Vous pourrez ainsi relancer le recruteur par une autre question une fois le contact établi et de réponse en réponse vous comblerez la curiosité de votre interlocuteur plutôt que de vous fourvoyer au risque de vous déconsidérer.

Autre questions fréquentes :

« Quelles sont vos qualités et vos défauts ? »

La question paraît simpliste mais elle recèle son lot de pièges. Eviter de se déclarer perfectionniste et tenace, pseudos défauts qui hérissent les poils des recruteurs sans oublier le mixage de défauts qui n’en sont pas avec des qualités qui en sont. Que répondre ? Je suggère des réponses à contre sens en prenant en imaginant des réponses non « létales ». Postulant à un poste de traducteur anglais-français, annoncez que votre accent, en anglais, est très lourd. Cela ne vous portera pas préjudice parce que le job est essentiellement celui du traducteur solitaire. Appliquez le truc aux secteurs d’activités et jobs qui sont dans votre collimateur de recherche.

Reste les questions idiotes : vous préférez le rouge ou le noir ? Vous pouvez toujours répondre Stendhal ! Question de répartie, mais ne vous lancez pas dans une étude chromatique. (Evitez l’humour lourd « le rouge parce que born to kill ! »). En fait, faites marcher la partie réflexion de votre cerveau.

"Pourquoi avez-vous quitté votre ancien poste ?"

La réponse est contenue dans la règle d’or : « Ne jamais débiner, dénigrer ou vilipender votre ancien patron, ancienne société ou collègues. Le monde et petit et une réponse de ce genre serait suicidaire. Vous vous êtes ennuyé à mourir dans votre ancienne société et votre patron était un âne qui n’a pas su vous apprécier à votre juste valeur ? Je suggère une réponse « fluide » du type : je me sentais un peu à l’étroit dans l’ancienne structure et l’envie d’un autre challenge a fait le reste. Toute réponse non hostile à ce que vous faisiez et aux gens que vous fréquentiez dans votre ancienne vie professionnelle sera acceptable.

"Il vous reste des questions ?"

Faites preuve de curiosité et posez des questions concernant l’entreprise (activité, produits, concurrence, projets) . Questions que vous aurez listées auparavant sans oublier l’ultime question : quid de la suite de cet entretien ?


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