Peu de militaires s’expriment sur le sujet et encore moins d’entre eux pour évoquer leur propre expérience de reconversion réussie ou pas. Ce n’est pas un sujet dont les intéressés parlent volontiers.

Peu de filières réelles hormis des secteurs d’activités connexes dans la sécurité et la logistique, et encore, à des postes très subalternes pour la plupart. Alors pourquoi ce silence ? L’individualisme une fois la vie civile retrouvée ? La déception ? Nous devrions - et j’ai parcouru bon nombre de forums sur la question - trouver des centaines voire des milliers de témoignages or nous ne trouvons quasi rien. Une reconversion par ci, une reconversion par là mais in fine, qu’un vide sidéral alors que ces 5 dernières années près de 100.000 personnels des armées ont quitté l’institution.

Il y a pourtant des initiatives d’envergure mais aucune information individuelle concernant la réalité de la reconversion ne filtre. De colloque en colloque sur la question, on voit souvent les mêmes s’exprimer mais aucune vraie solidarité à l’horizon entre actifs et anciens en situation de tendre la main, sauf dans les hautes sphères d’industrie de défense notamment , où la cooptation joue à fond.

Nos jeunes militaires en partance pour le civil, nous le savons tous, ont plus de difficulté de trouver un emploi que les jeunes de leur millésime issus du civil, mais cela s’explique aussi par le fait de la formation initiale faible de ceux qui n’avaient, au moment de leur engagement, que l’armée comme débouché en dépit des formations acquises par la suite.

Les cadres, qu’ils soient sous-officiers ou officiers, une fois reconvertis (bien ou moins bien) disparaissent des écrans et nous privent d’une expérience que l’on aimerait bien mettre en exergue. Mais là aussi, motus et bouche cousue, hormis la douzaine de témoignages extraits au forceps.

Et vous, vous en pensez quoi ?

N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience :

dg@missionreconversion.fr

La rédaction


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